dimanche 11 novembre 2012

Kiss Kiss Bang Bang - Shane Black (2005)


Lors du dernier rapport d'oservation, nous avoins eu la chance de visionner Kiss Kiss Bang Bang, de Shane Black. J'ai trouvé que ce film avait une excellente intrigue, qui nous permettait de se casser la têtte un peu, sans toutefois être embrouillé au point qu'on abandonne la résolution de l'énigme. J'ai vraiment apprécié qu'on ajoute un côté humoristique au film Noir. Selon moi, c'était un humour très bien choisi et l'oeuvre a su me faire sourire à plusieurs reprises. Le personnage de Harry était très marrant, que ce soit par sa narration loufoque ou ses commentaires parrfois peu appropriés pour la situation. D'ailleurs, Robert Downey Jr s'est surpassé dans ce film. J'ai trouvé qu'il était de loin le meilleur acteur de la distribution. Il était à 100% dans son personnage et ses expressions faciales le rendaient drôle et attachant. L'idée de l'enchaînement des flash-back m'a beaucoup plu. Je trouvais qu'ils permettaient de nous situer dans l'histoire et nous donnaient des indices, tout en ayant une touche comique, qui, encore une fois, rendait le film très divertissant. De plus, c'était le premier film que je voyais avec Michelle Monaghan. Jai trouvé qu'elle avait beaucoup de talent, parce qu'on arrivait facilement à croire en ses émotions. Elle aussi était assez rigolotte. À mon avis, la force de ce film se trouve définitivement dans les dialogues. Comme tout bon film noir, ils sont d'un cynisme expéditif qui les a rendus très puissants. J'ai aussi aimé qu'on se soit un peu écarté des stéréotypes. Par exemple, l'idée du détective homosexuel le rendait original et amusant. Le seul point négatif que j'ai trouvé à cette oeuvre est que le mélange d'humoir et de drame (on n'oublie pas qu'il s'agit d'un film noir, donc de morts et de viols!) rendait le film un peu confus. En fait, j'étais parfois incertaine de l'émotion que le réalisateur voulait propager à certains moments, parce que tout était pris à la blague. Somme toute, je trouve que c'est un excellent film et je vais le conseiller à tout amateur d'humour et d'intrigue!

lundi 5 novembre 2012

Le Dahlia Noir - Brian De Palma (2006)

Synopsis: C'est l'histoire de deux détectives des années 40 qui tentent de retrouver le coupable de meurtre d'Elizabeth Short, une starlette connue sous le nom du Dahlia noir. La vedette a été retrouvée horriblement mutilée. On soupçonne la riche famille  Lindscott, dont la fille aînée a une ressemblance incroyable avec la victime.  Bucky et Lee tentent de résoudre l'énigme, qui s'avère assez tordue.

Critique personnelle:  J'ai trouvé que ce film était époustouflant par son respect des règles du films noir. Selon moi, il représente un grand classique du style, sans pour autant être cliché ou redondant. Il a été réalisé avec finesse, car on a pris le soin d'adapter les images à l'émotion recherchée (utilisation de la caméra en plongée, des clairs-obscurs, de surimpression, etc.). J'estime que les décors étaient stupéfiants, car on a vraiment su représenter l'atmosphère de L.A. des années 40. Il faut mentionner que ce film est une adaptation du livre policier d'Ellroy, et donc très difficile à mettre en scène, considérant la complexité du roman. De Palma a su l'amener au grand écran avec brio. Mon petit bémol concerne les personnages, car je n'arrivais pas à comprendre exactement leurs pensées et leurs intentions. Ils auraient du accorder plus de temps à leur présentation pour qu'on les comprenne mieux.

Caractéristiques du film noir:

Les thèmes: Plusieurs thèmes propres au film noir ont été exploités dans cette oeuvre. Par exemple, il est évident qu'on y retrouve le crime, car il s'agit du point central de l'histoire. Ensuite, on a employé l'idée de la ville, car l'intrigue se déroule en plein coeur de Los Angeles. Il s'agit aussi d'un film nocturne, où on retrouve les rues sombres et les lampadaires sinistres. Les personnages partagent tous une certaine cupidité. On peut penser à Madeleine Lindscott ou à Kay Lake, qui toutes les deux sont prêtes à tout pour que leurs squelettes restent au placard. Le film témoigne de sadisme déconcertant. Entre autres, quand on retrouve le corps tranché en deux et dont les joues sont mutilées jusqu'aux oreilles, la cruauté est très bien exposée. On y voit aussi un invariant du film noir: le renforcement de l'érotisme. Prenons, par exemple, l'étrange homme assez effrayant qui a tourné un film XXX avec les deux jeunes actrices.

La nuit
Le sadisme

 Les personnages typiques: Pour commencer, il est important de mentionner que presque l'entièreté des personnages traînent derrière eux un lourd passé qu'ils tentent de garder caché. Cet aspect est une caractéristique importante du film noir, qui met rarement en scène des êtres de lumière.

A) Celui qui cherche la vérité: Bucky et Lee sont deux détectives qui représentent la loi. Ils ont une soif de connaître l'issue de l'histoire et veulent identifier l'horrible coupable à tout prix. Or, tous les deux cachent certains secrets. Par exemple, Lee gardait enfoui ans sa salle de bain une énorme somme d'argent volée un peu plus tôt.

B) La femme fatale: On retrouve dans ce film deux très bons exemple des la femme fatale. En effet, Madeleine Lindscott et Kay Lake sont prêtes à aller jusqu'à utiliser leur sexualité pour rivaliser avec les hommes qui les entourent. Par exemple, Lindscott arrive à charmer Bucky pour l'envoyer sur des fausses pistes et qu'il arrête de la soupçonner d'un quelconque lien avec l'histoire du meutre. Kay, pour sa part, arrive à charmer le détective dans l'intérêt de lui cacher le vol que son défunt mari a fait auparavant.
Kay Lake

Madeleine Lindscott




Caractéristiques stylistiques: Comme je l'ai mentionné dans ma critique, je trouve que ce film a été très bien réalisé car on retrouve les incontournables du film noir au niveau du style de l'image.
A) L'éclairage en clairs-obscurs: À la manière de Rembrandt et Caravage, les classiques du Noir sont filmés en éclairages contrastés, où une partie de l'écran est éclairée, mais l'autre, sombre et ombragée. Dans ces scènes de l'escalier ou du film d'Elizabeth, par exemple, on illustre très bien le clair-obscur.



B) Les angles de caméra: Je n'ai pas détecté de Dutch Angle dans ce film. Par contre, on a beaucoup utilisé la vue en plongée et contre plongée pour accentuer la puissance ou la vulnérabilité des personnages. Par exemple, quand Becky voit son acolyte Lee se faire tuer un étage plus haut sur la balustrade, il est filmé en contre plongée pour exprimer son impuissance face à la situation. Il n'a rien pu y faire...

L'importance de la voix-off: Becky est le personnage principal du film. On entend toujours sa voix off qui nous raconte l'histoire, en quelque sorte. Elle est très importante dans les films noirs, parce que le film noir a une certaine complexité. Il est donc impératif qu'on entende ses états d'âmes, ses soupçons et les informations pertinentes qu'il détient.

Le cynisme expéditif du dialogue: Je pense ici au dialogue entre Becky et Madeleine quand il a compris qu'elle et sa famille sont coupables du meurtre. Il lui pointe son revolver vers elle et elle lui répond d'un ton ironique qu'il ne lui fait pas peur. "Je sais que tu voudrais me baiser et me tuer, mais tu n'as les couilles pour aucun des deux."

Des intrigues complexes: Ce film était très difficile à comprendre. Je me suis cassée la tête pour faire les liens entre les personnages et les événements. Comme il est tiré d'un roman policier de plus de 500 pages, il est évident que le film ne sera pas des plus simplistes.

Recours aux flash-back: Au moins, même s'il était très complexe, on a eu recours aux flash-back, qui expliquaient un peu la situation. C'étaient des scènes très rapides, parfois même placées en surimpression, juste assez pour qu'on en soutire quelques indices.



mercredi 31 octobre 2012

Thirst- Park Chan-Wook (2009)


Ce film est un film fantastique pour plusieurs raisons. Il faut savoir que ce type de film fait apparaître au sein d'un univers réalistes des éléments surprenants et inexplicables qui donnent froid dans le dos. 

1. Par exemple, on retrouve un élément clé du fantastique: le vampire. En effet, c'est un personnage typique du style cinématographique. C'est un homme assez banal dans un quotidien ordinaire qui se transforme en un personnage étrange. 

2. De plus, on retrouve les lieux propres au film fantastique. Ce sont des lieux effrayants où l'angoisse et la peur sont omniprésents. On peut penser au vieil hôpital où le prêtre travaille et boit son sang quotidien ou au laboratoire délabré où il se transforme en vampire. De plus, on retrouve la forêt sinistre au moment où Tae-Ju tue l'homme innocent. On pourrait aussi mentionner la cave où ils dormaient dans leur "tombeau" pour éviter les rayons du soleil. 

Je qualifierais les scènes de ce film comme des scènes d'horreur et non de terreur, parce que tout est dévoilé. Il n'y a aucune censure et on voit très bien le sang et les dents qui s'enfoncent dans la peau. On ressent un sentiment de dégoût, contrairement au film de terreur qui ne feraient que supposer les scènes effrayantes dans notre imagination, ce qui, à mon avis, est beaucoup plus poignant. 

 

lundi 22 octobre 2012

Big Fish- Tim Burton (2003)

Synopsis: Ce film illustre les histoires d'Edward Bloom qui a toujours été un grand raconteur de récits abricadabrants par rapport à sa jeunesse. Il arrive à impressionner et fasciner tout son entourage à une seule exception: son fils Will. Ce dernier est exaspéré d'entendre mille et une fois les mêmes balivernes, qui,  à son avis, sont totalement fausses. C'est quand son père est mourrant que Will décide de connaître la vérité une fois pour toutes. Il veut connaître le vrai monsieur Bloom, celui qui se cache derière les multiples légendes. Il découvrira enfin son père, quoique sera toutefois surpris davantage.

Critique personnelle: J'ai trouvé ce film charmant. Il était facile de s'attacher aux personnages de l'histoire. J'ai trouvé qu'il avait été réalisé avec un soin hallucinant. L'esthétisme est assez impressionnant, car les images sont claires, magnigfiques et agréables à regarder. Je trouve que le film est digne du grand Burton, car on le reconnaît très bien par son style original et particulier. Il a su nous apporter dans un nouveau monde rempli de magie et nous amène toujours à décrocher, à rêver un peu plus. Il est à la hauteur de l'imaginaire du réalisateur. Malgré les éléments magiques et fantastiques, il arrive à nous faire passer par une gamme d'émotions. Je pense en particulier à la scène finale de la mort de monsieur Bloom. J'en avais des frissons. Les acteurs sont très convaincants et on sent leur passion à travers l'oeuvre. À mon avis, Edward Bloom jeune (Ewan McGregor) était le plus talentueux, car on le voyait s'investir à 100% dans son rôle et jamais je n'ai douté de son jeu. Finalement, je considère que  c'est un film époustouflant, parce qu'il touchera les gens chacun à leur manière et qu'il s'adresse à un public de 5 à 100 ans.

Les caractéristiques du cinéma fantastique:

Les personnages typiques: Dans les films fantastiques, on retrouve des personnages qui sont propores à ce genre. Par exemple, on peut souvent y voir une sorcière, comme dans Big Fish. C'est un personnage étrange qui suscite la peur, tout en piquant la curitosité. Elle est souvent dotée de pouvoirs inexplicables, comme, dans ce cas, la fait qu'on puisse voir la façon dont on mourra dans son oeil de vitre. On y trouve aussi le fantôme au moment où Edward voit une femme nue dans l'eau, mais qu'elle disparait soudainement.


Les lieux: Certains lieux sont des classiques du film fantastique. Ce sont toujours des endroits qui donnent froid dans le dos, où on ne se sent pas en sécurité. Souvent inconnus des personnages, ces endroits provoquent la tension et la crainte. Dans Big Fish, on retrouve deux de ces endroits typiques. Premièrement, on peut voir la forêt hantée, au moment où Edward se dirige vers la ville de Spectre et en ressort. Ensuite, la grotte du géant est un endroit qui effrayait tous les habitants. Edward s'y est tout de même aventuré. La grotte est un lieu classique du film fantstique.          

Les thèmes: Dans Big Fish, on a pas exploité les thèmes effrayants et traumatisants qu'on associe au film d'horreur. On n'y retrouve donc pas la lutte du bien et du mal ni aucune sorte de rivalité. Or, on peut y voir le thème de l'anormalité sous tous ses aspects. Par exemple, on affiche le gigantisme par l'incroyablement grand homme Karl qui devint l'ami d'Edward. 
Les aspects techniques: 
a) Big Fish vient à l'encontre d'une règle d'or du cinéma fantastique, qui dit que la lumière devrait être nocturne et les images sombres. Par contre, dans ce film très ensoleillé, on retrouve rarement ce type de lumière. Sur ce point, Big Fish diffère des classiques fantastiques.
b) Par contre, on peut retrouver la couleur bleutée dans la lumière de ce film, qui est un invariant du fantastique. Quand monsieur Bloom observe le petit étang et qu'une femme nue sort de l'eau, on a très bien utilisé la couleur de bleu qui représente le froid et la nuit. (Je n'ai pas trouvé d'image représentative). Ensuite, quand il marche dans la  forêt hantée pour revenir de Spectre, on peut observer la couleur bleue (voir plus haut).
c) La lumière prépondérante: Quand la sorcière effraie les enfants avec son oeil, elle est éclairée en lumière prépondérante par la lampe de poche des jeunes. 
d) Afin de créer un climat instable, on a utilisé des angles de caméra particuliers. Par exemple, on peut voir ici une vue en plongée pour démontrer la vulnérabilité du personnage face au géant.
e) Le son a joué un rôle important dans ce film. Je pense encore à la scène où les enfants voient leur mort dans l'oeil de la sorcière, il y a une montée de musique graduelle qui crée un tension et surprend le spectateur.
La lumière prépondérante
La vue en plongée

lundi 15 octobre 2012

C.R.A.Z.Y- Jean-Marc Vallée (2005)

Ce week-end, j'ai revu le film C.R.A.Z.Y, qui honnêtement, m'avait un peu traumatisée à l'âge de 10 ans. Je l'avais définitivement mal jugé, car j'ai finalement été très touchée par cette oeuvre. C'est l'histoire du quatrième d'une famille de 5 garçon, qui est bien différent de ses 4 frères. Dès son tout jeune âge, sa famille a constaté sa féminité. Sa mère voyait sa différence comme un don de Dieu, qui lui permettrait de guérir les gens par la pensée. Bien au contraire, son père considérait sa douceur comme un manque de virilité, voire même un "fife". Zachary doit donc apprendre à vivre avec son homosexualité, à une époque où elle est assez mal-vue. Sa quête de bonheur et d'épanouissement tout au long de sa jeunesse nous permet de le comprendre de mieux en mieux. On est très sensible au personnage, ce qui rend le film d'une beauté incomparable. J'ai trouvé que le jeu des acteurs était assez impressionnant, parce qu'il nous amène à passer par une foule d'émotions intenses. Le personnage principal (Marc-André Grondin) et le père de la famille (Michel Côté) ont été, à mon avis, les deux "étoiles du match". J'ai trouvé que leur relation était tellement bien interprétée et était d'un réalisme déconcertant. Il était assez émouvant de voir un fils qui tente en vain de plaire à son père, et un père qui veut désespérément arriver à l'aimer malgré tout. J'ai aimé que la musique nous transporte à travers les années. En effet, entre 1960 et 1980, la trame sonore s'adapte à l'époque (Patsy Cline, Pink Floyd ou Charles Aznavour). Mon petit bémol est à la fin. J'ai trouvé que le film s'éternisait après un certain temps. L'histoire devenait lourde et on en perdait l'attention. Je trouvais que son voyage à Jérusalem était assez noir et déprimant. Or, c'est peut-être l'effet que le réalisateur a voulu donner, mais j'ai trouvé que ça créait des longueurs. Bref, ce film est à voir. Je considère qu'il fait partie des oeuvres québécoises dont nous devrions être fiers.

mardi 9 octobre 2012

The Birds - Alfred Hitchcock (1963)


Synopsis: L'histoire commence à San Francisco, où Melanie Daniels rencontre un charmant avocat à la recherche d'inséparables. Après avoir trouvé les fameux oiseaux, elle décide de les lui apporter à Bodega Bay. Dès son arrivée, elle se fait pincer au front par un goéland et c'est la première d'une multitude d'attaques inexpliquées de milliers d'oiseaux. La terreur est semée dans le village quand les habitants meurent un à un, tués par des nuées d'oiseaux cinglés.

Critique personnelle: Il est certain que je ne verrai plus un ciel rempli de mouettes affamées de la même manière. En effet, Hitchcock a su rendre son intrigue assez captivante. Il m'a tenue en haleine du début à la fin. J'ai trouvé originale l'idée des oiseaux. Au lieu de craindre les meurtriers en série et les psychopathes, ce sont des petites bêtes, qu'on a toujours crues inoffensives qui terrorisent les villageois. Je trouve que les sons amplifiaient l'angoisse ressentie pendant le visionnement. Les cris stridents et les battements d'ailes des oiseaux venaient me chercher et ça entretenait bien la tension. En fait, la bande-sonore était pratiquement composée de longs silences effrayants et de piaillements déconcertants. J'ai aussi trouvé que le jeu des acteurs était excellent. J'ai cru à l'horreur qu'ils ressentaient et jamais je n'ai trouvé qu'ils sonnaient faux. En fait, la limite entre les deux était très mince, étant donné qu'il doit être assez dur d'être crédible quand on joue quelqu'un qui se fait attaquer par des oiseaux, qu'on n'arrive normalement pas à approcher. Par contre, j'ai trouvé que l'intrigue met du temps à se déclencher. On a accordé trop de temps, à mon avis, à la mise en contexte et la présentation des personnages. Finalement, je me dois de mentionner que la fin m'a franchement déçue, car on n'a pas de détails sur l'issue de l'histoire. Pourquoi ces oiseaux fous? Qu'arrive-t-il aux personnages importants?   Était-ce la dernière attaque?

Éléments cinématographiques: 

La coupure franche: De 1:47:44 à 1:49:18, on peut voir une transition instantanée d'une cinquantaine de plans enchaînés un après l'autre. Ça accentue l'effet de détresse de Melanie qui se fait attaquer par les oiseaux. La scnène parait plus tendue et stressante, parce que les images ne sont pas en continue. Les coupes franches éliminent complètement la "tranquillité" de l'image, à mon avis. Hitchcock est le maître de la coupure franche, comme dans la scène de la douche du célèbre film psycho.
Le McGuffin: Le McGuffin est propre au cinéma Hitchcockien. Il s'agit d'un élément du récit qu'on croit important, qui s'avère en fait complètement insignifiant. Dans cette oeuvre, au tout début, la femme achète les deux inséparables pour la soeur de son amant. On croit alors qu'ils auront une importance capitale au cheminement de l'histoire, parce que le film se nomme "Les oiseaux". Pourtant, à la fin du film, on comprend qu'ils sont totalement inoffensifs et qu'ils ne sont aucunement en lien avec l'issue de l'aventure.
La vue en plongée: Entre 52:03 et 53:12, il y a souvent une prise de vue en plongée très prononcée. Il s'agit de la scène de la première véritable attaque des oiseaux, qui s'en prennent aux enfants lors de la petite fête. On les voit un après l'autre filmés du dessus, presque en overhead shot, pour mettre en évidence la vulnérabilité des pauvres enfants apeurés. De plus, j'ai aimé cette façon de filmer, parce qu'elle représentait bien l'emprise qu'avaient les oiseaux sur eux. On avait l'impression que c'était leur vision, presque comme une caméra subjective.
La surimpression: À la fin de la scène, on voit Melanie et l'enseignante du village qui observent le ciel rempli de goélands d'un air perplexe. On enchaîne alors graduellement avec l'autre plan en superposant les deux images. (De 32:10 à 32:12) On peut donc voir leurs visages de plus en plus transparents et le véhicule qui roule derrière de la scène suivante.
Le plan de grand-ensemble: J'ai trouvé que le départ de Melanie vers la maison des Brenner affichait un magnifique paysage de l'autre côté de la Bodega Bay. Comme on arrive à voir le village au complet, c'est un plan de grand-ensemble.
Le plan de grand-ensemble

lundi 8 octobre 2012

Dérapages-Paul Arcand (2012)

En fin de semaine, j'ai écouté un documentaire de Paul Arcand sur la vitesse et l'alcool au volant. J'ai franchement été frappée par son oeuvre, qui m'a fait réaliser le risque qu'on prend à ne pas respecter ces lois. L'idée de présenter quelques histoires différentes, mais toutes aussi horrifiantes les unes que les autres m'a plu. Je trouve que ça gardait un certain "suspense", malgré le fait que je visionnais un documentaire. J'étais toujours intriguée par l'issue de chacune de leur histoire. Le réalisateur a assurément voulu frapper son spectateur, ce qui, dans mon cas, a été réussi avec brio. Il a réussi à me faire peur. Peur des autres conducteurs. Peur de mes amis. Peur de moi-même. Par contre, la pire constatation que j'ai faite à travers le visionnement est que malgré toutes les annonces-choc, les affiches, les sermons des parents, il n'y a rien à faire. Un jeune est un jeune. Il sera toujours aussi téméraire et en soif d'adrénaline. J'ai aimé la façon dont il a terminé le film. Les images de tous les décédés sur la route qui s'enchaînaient me donnaient des frissons. Excellent travail.